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Monsieur de Pourceaugnac Molière

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Monsieur de Pourceaugnac
Molière s’est inspiré de canevas de la commedia dell’arte : Eraste et Julie sont épris l’un de l’autre, mais le père de Julie décide de marier sa fille à Monsieur de Pourceaugnac, un riche avocat de Limoges. Un fourbe et une intrigante conçoivent des stratagèmes pour chasser le fâcheux de Paris, son séjour dans la capitale se révèle cauchemardesque pour lui et jubilatoire pour le spectateur. Une mascarade dans laquelle le grotesque et la bouffonnerie des situations théâtrales seront portés par la musique, le chant et la danse. 

Monsieur de Pourceaugnac est une comédie-ballet écrite par Molière et créé en octobre 1669 au château de Chambord. Les parties musicales ont été composées par Jean-Baptiste Lully.

La pièce

Pour le sujet de sa pièce, Molière s’est inspiré de canevas de commedia dell’arte qu’il a habillés à la française.

À Paris, Eraste et Julie sont épris l’un de l’autre mais le père de Julie, Oronte, a décidé de la marier à un avocat de Limoges, Monsieur de Pourceaugnac. Ce n’est pas qu’il le connaisse. Il a simplement entendu dire qu’il était un peu plus fortuné qu’Eraste.
 Sbrigani, un fourbe napolitain et Nérine, une intrigante au service de Julie, conçoivent toute une série de stratagèmes pour chasser le fâcheux de Paris et permettre à Eraste d’épouser Julie. Le séjour du Limousin dans la capitale se révèle donc cauchemardesque pour lui et jubilatoire pour le spectateur.
Avec cette comédie des masques et de l’illusion aux allures carnavalesques, Molière crée un formidable jeu de théâtre dans le théâtre. Dans cette pièce géniale, il utilise le procédé comique du provincial ridicule (qu’il reprendra un an plus tard dans Le Bourgeois gentilhomme) tout en y ajoutant un aspect cruel qu’il développera avec brio dans Les Fourberies de Scapin.

Le carnaval des fourbes

Pièce sans personnage incarnant le bon sens ou la raison et dans laquelle les jeunes premiers jouent un double jeu, Monsieur de Pourceaugnac est une comédie délibérément immorale. A la manière du carnaval, elle produit un renversement généralisé des valeurs.
En calquant sa pièce sur le modèle des fêtes rituelles comme le carnaval, la beffa florentine ou le charivari, Molière use à merveille du théâtre dans le théâtre ce qui rend la mascarade d’autant plus cruelle. Paris devient une ville aux mains du peu recommandable Sbrigani qui, tel un metteur en scène, est le maître d’un jeu dont il met petit à petit les pièces en place. Ces ruses s’accumulent dans une gradation effrénée qui confine au délire. A l’exact opposé de ce marionnettiste, le personnage de Pourceaugnac est un pantin ridicule qui a le travers de se croire plus puissant qu’il n’est. Cette pièce, peut-être plus que n’importe quelle autre oeuvre de Molière, consacre donc le triomphe du théâtre : triomphe du jeu, des faux semblants mais surtout, triomphe de la folie.
Molière fait de Pourceaugnac, de par son nom et son désir d’ascension sociale, un personnage ridicule avant même son entrée en scène, mais son plus gros défaut n’en reste pas moins d’être provincial et de vouloir accéder à un monde dont les portes lui sont fermées.
Cette seule envie lui vaudra de vivre un cauchemar, qui bien que moteur de la farce, n’en reste pas moins cruel et humiliant. Les amoureux sont-ils si vertueux qu’ils veulent bien le laisser croire ? La naïve ignorance de Pourceaugnac est-elle plus ridicule que la méchanceté et le mépris qui lui sont accordés à cause de son provincialisme?
A cela, Molière ne donne pas de réponse, ne fait aucune leçon, mais laisse le lecteur libre de se faire sa propre opinion. Toujours est-il que près de 350 ans plus tard, le propos est toujours d’actualité et il y a certains petits défauts dont notre société a du mal à se défaire.

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Le Fête du langage et du corps

Comique de mots, comique de gestes, comique de répétition, comique de situation, rarement Molière a autant joué avec les registres. Il s’amuse avec toutes sortes de langues (l’occitan de la première fausse épouse), d’accents (le français parlé à la flamande par le napolitain Sbrigani, à la suisse alémanique par les soldats ou à la picarde par la seconde fausse épouse), de jargons (la manière de parler alambiquée des médecins) ou de patois (le langage des deux paysans).
Tout au long de la pièce, le corps est au centre du jeu. Celui de Monsieur de Pourceaugnac en premier lieu. D’abord humilié lors de l’épisode médical, agressé lors de la scène des enfants, il sera finalement travesti à la fin de la pièce.
Comme dans toute mascarade, le corps est le moyen d’expression principal. Permettant de symboliser, d’illustrer, de converser mais aussi de transgresser ou de violenter, le corps est utilisé diaboliquement par Sbrigani, gaiement par Oronte, cruellement par Nérine, passionnément par Julie et Eraste, rigidement par les médecins, grotesquement par l’apothicaire, discrètement par le faux marchand flamand, timidement par les paysans, violemment par Sbrigani et Nérine grimés en gardes suisses et bien sûr naïvement par Monsieur de Pourceaugnac.

La comédie des masques

Fidèle à l’esprit baroque de son temps et à la tradition de la commedia dell’arte dont est issue l’intrigue, la pièce multiplie les situations de théâtre dans le théâtre, de quiproquo, dans le seul but de mystifier Pourceaugnac.
Après deux scènes d’exposition, les entrées et les sorties se succèdent et de nouveaux personnages apparaissent tout au long de la pièce.
Pour représenter le plus justement cette frénésie, nous nous sommes inspirés du tréteau de commedia dell’arte et de la scène de théâtre Nô sur laquelle sont joués les drames (Nô) mais aussi les farces (Kyôgen) du théâtre traditionnel japonais. Ainsi, deux ponts (un à cour et un à jardin) mènent au carré central, le « carrefour du mensonge », là où se joue l’intrigue et où se déroule l’action. Éléments de passage entre le coulisse et la scène, propices aux apparitions des différents personnages, les ponts représentent aussi un espace entre le jeu et le non jeu, permettant la machination de théâtre dans le théâtre.

La musique et la danse

Monsieur de Pourceaugnac est la huitième comédie-ballet de Molière et l’une des plus abouties sur les rapports qu’entretiennent musique, danse et comédie. En effet, Molière, qui a jusqu’ici inséré la musique dans ses pièces sous forme d’intermèdes cloisonnés venant ponctuer l’histoire, opère dans Monsieur de Pourceaugnac une véritable fusion des genres entre musique et action : on passe très naturellement dans certaines scènes du texte à la musique et de la musique au texte, du langage parlé au chant…

Distribution
  • Metteur en scène/ Comédien/Scénographie : Raphaël De Angelis
  • Directeur musicale : Benjamin Perrot
  • Directrice musicale : Florence Bolton
  • Assistant à la mise en scène : Christian Dupont
  • Comédienne : Kimberley Biscaïno
  • Comédien/ Scénographie/Accessoires : Brice Cousin
  • Régie lumière : Sylvain Blocquaux
  • Régie son : Jean-Paul Duché
  • Comédienne : Cécile Messineo
  • Habilleuse : Paula Dartigues
  • Costumes : Lucile Charvet
  • Costumes : Jessica Geraci
  • Décor : Luc Rousseau
  • Marionnettes à gaine : Irene Vecchia
  • Marionnettes à gaine : Selvaggia Filippini
  • Marionnette géante : Yves Coumans
  • Comédienne :
  • Comédien : Nicolas Orlando
  • Soprano (Ensemble La Rêveuse) : Sophie Landy
  • Ténor (Ensemble La Rêveuse) : Raphael Brémard
  • Premier Violon (Ensemble La Rêveuse) : Stéphan Dudermel
  • Violon (Ensemble La Rêveuse) : Béatrice Linon
  • Viole de gambe (Ensemble La Rêveuse) : Emily Audouin
  • Théorbe (Ensemble La Rêveuse) : Thibault Roussel
  • Clavecin (Ensemble La Rêveuse) : Jean-Miguel Aristizabal

Cie Théâtre de l'Éventail

Production réalisée grâce au soutien de la Région-Centre Coproduction : Ville d’Olivet
Avec le soutien du CNPTTM Scène Conventionnée pour le Théâtre et le Théâtre Musical Figeac/ Saint-Céré, l’Agglomération Montargoise et Rives du Loing, du Centre Culturel La Passerelle-Scène Régionale de Fleury-les-Aubrais, de l’Institut Français de Naples-Le Grenoble, du 108 Maison Bourgogne.
Avec la participat

Représentations

Espace Mitterrand, Figeac
  • dimanche 31 juillet 21h30
  • mardi 02 août 21h45
Informations / repli

Durée indicative : 2h30 (avec entracte)

Tarifs

Tarif B
pleinréduit / bleuvertjeunes
série 123191610
série 216131110

Abonnement Bleu : de 4 à 7 spectacles différents par personne.
Abonnement Vert : à partir de 8 spectacles différents par personne.
Tarif réduit : demandeur d’emploi, groupe à partir de 10 personnes. Tarif jeune : moins de 18 ans, étudiant de moins de 25 ans.
Un abonné du festival de Saint-Céré bénéficie du tarif réduit/bleu sur les spectacles du festival de Figeac.

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