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Une Vie dans les Andes - Théodore Ber Lue par Pauline Moulène

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Une Vie dans les Andes - Théodore Ber
La lecture d’Une vie dans les Andes par Pauline Moulène est proposée en collaboration avec le Musée Champollion de la ville de Figeac.  

40 ans dans les Andes. L'itinéraire oublié de Théodore Ber (1820-1900)

Du 28 juin au 5 octobre 2014

L’exposition estivale du musée Champollion-Les écritures du monde et du service du patrimoine de la Ville de Figeac est consacrée en 2014 à Théodore Ber, un Figeacois oublié jusqu’à la redécouverte récente de ses carnets de voyage, rédigés entre 1860 et 1900 alors qu’il vivait dans les Andes. Elle illustre de manière inédite le récit autobiographique de ce personnage aux mille vies par les témoins matériels de ses activités parvenus jusqu’à nous, parmi lesquels les remarquables collections archéologiques et ethnographiques prêtées pour l’occasion par le musée du Quai Branly et le musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, ou encore les pièces historiques mises à disposition par les Archives nationales et les Archives municipales de Figeac.

La lecture inaugurale du Festival de Théâtre de Figeac, le 19 juillet, sera l'occasion d'entendre, au musée Champollion, des extraits choisis de ce journal redécouvert, qui constitue un apport majeur à l'histoire du Pérou et du Chili au 19e siècle.

Extrait

J’ai abordé le monde les yeux grands ouverts de surprises mais l’esprit troublé en présence des actes et des faits quotidiens qui s’accomplissent sous mes yeux. Le temps va venir où je n’aurai plus de papier à noircir. Que ferai-je de ce flux d’idées qui à chaque instant s’agite entre les parois de mon crâne si je ne puis leur donner un libre cours ? J’ai beau vouloir en être sobre, c’est en vain ! J’ai pris l’habitude d’ouvrir l’écluse chaque jour, il m’en est survenu un besoin d’épanchement […]. Comme il me serait impossible de renoncer à la manie que j’ai contractée depuis longtemps de passer quelques heures par semaine à barbouiller mon papier […].

En voyant la dernière page blanche de mon livre, le remords vient me mordre […]. Qu’ai-je gagné à répandre mon encrier et ma mauvaise humeur… Une fois le ventre plein mon livre ira dormir au fond de ma malle et cessera de traîner, de vagabonder et de m’importuner finalement. Nous mourrons sans laisser derrière nous de trait lumineux.

Représentations

Musée Champollion
  • samedi 19 juillet 18h00
Tarifs

Gratuit
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