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Cyrano d'après l'oeuvre d'Edmond Rostand

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Cyrano
 

Durée : 2h50

Présentation du projet

Pourquoi Cyrano ? Pourquoi l’une des plus grandes pièces du théâtre français ?

« Parce que donner cette pièce, c’est toujours donner une fête populaire au véritable sens du terme, fête qui rassemble les gens les plus différents pour un festin de mots, d’intelligence, d’énergie vitale, de dépense improductive. Parce que ce texte est une expérience de jubilation pure, tant pour l’acteur que pour le spectateur – et que cette jubilation propre au théâtre est un premier pas vers l’action.

Parce que la figure même de Cyrano nous inspire la liberté, l’insolence, l’insoumission, le désir d’insurrection pour un monde meilleur, le refus des compromissions, des paresses intellectuelles et des résignations – toutes choses dont notre société oublie petit à petit qu’elles sont possibles.

Parce que CYRANO est une grande pièce de troupe. Après une liste de quarante-cinq personnages, on peut lire sur la page de garde : « La foule, bourgeois, marquis, mousquetaires, tire-laine, pâtissiers, poètes, cadets, gascons, comédiens, violons, pages, enfants, soldats espagnols, spectateurs, spectatrices, précieuses, comédiennes, bourgeoises, religieuses, etc. » La profusion essentielle de la pièce commence là. Elle dit quelque chose du théâtre que nous voulons faire.

Parce que j’ai rencontré Eddie Chignara. C’est un acteur-monde, un ogre de théâtre, un travailleur acharné, un rythmicien génial, doué de cette générosité essentielle qui le fait toujours dépasser l’horizon d’attente des spectateurs. Il est pour moi une incarnation du théâtre populaire, par son exigence, par sa joie communicative, par le caractère héroïque de l’énergie qu’il offre, et surtout par une certaine manière de faire confiance à l’intelligence du spectateur. Depuis qu’ils l’ont vu jouer Shakespeare, Feydeau, Schwartz ou Sophocle, ses contemporains le savent capable de grandes choses, et attendent avec impatience sa révélation – ce qui est exactement le cas de Cyrano au début de l’acte I…

Parce que je crois qu’il est possible de donner de la pièce une lecture politique radicale, profonde, sans concessions. Si CYRANO n’est qu’un conte pittoresque, folklorique, brillant et national, oublions-le. En revanche, nous pouvons rendre palpables pour le spectateur d’aujourd’hui l’héroïsme de Cyrano et la mélancolie de Rostand – l’héroïsme de Rostand et la mélancolie de Cyrano. Nous pouvons défendre grâce à CYRANO de grandes idées de théâtre : la nécessité de porter un masque pour dire la vérité, la valeur inestimable des mots comme musique et comme offrande, le désir de retrouver le paradis perdu, la vertu de la désobéissance. Je rêve la mise en scène de CYRANO comme l’occasion de rendre Rostand à cet idéalisme essentiel qui dépasse de très loin les satisfactions poétiques, rhétoriques et militaires. Grâce à lui, aujourd’hui, nous pouvons défaire et détruire un malentendu majeur : le théâtre n’est pas un artifice – c’est le dernier refuge de la réalité. », Lazare Herson-Macarel.

La mise en scène

Une dizaine d’acteurs, deux musiciens, quelques éléments mobiles… Pour faire vivre cette pièce, la troupe fait le pari d’une épure radicale, refusant à la fois la reconstitution historique et la transposition formelle.

L’alexandrin de Rostand, vif, imprévisible, décomposé jusqu’au vertige, nous engage à un travail rythmique essentiel. Ce souci de rigueur rythmique et de vibration sensible est sans cesse rappelé par la présence de deux musiciens sur le plateau : un duo baroque mêlant batterie et viole de gambe.

Le décor est modulable et manipulé par les comédiens eux-mêmes. Il deviendra tour à tour la scène de l’Hôtel de Bourgogne, le comptoir du pâtissier Ragueneau, le balcon de Roxane, le lointain du siège d’Arras, la tapisserie de Roxane devenue veuve. Faire beaucoup avec peu de choses, c’est permettre aux spectateurs de déployer leur imaginaire.

Tout dans cette adaptation, du plus historique au plus contemporain, du plus banal au plus inattendu, sera fait pour faire du spectacle une épure baroque, une fête populaire contrastée, exigeante, lumineuse et grave. Le succès à vue de nez, à n’en point douter.

Vidéo

Bande annonce Cyrano

Distribution

Production Compagnie de la jeunesse aimable
Coproduction : Théâtre Jean Vilar, Suresnes (92) ; Scènes du Golfe, Vannes (56) ; Théâtre de la Coupe d’Or, Rochefort (17) ; Théâtre Roger Barat, Herblay (95) ; Théâtre André Malraux, Chevilly-Larue (94) ; Les Passerelles, Pontault-Combault (77) ; Théâtre Montansier, Versailles (78)
Avec la participation du Jeune Théâtre National
Avec le soutien de l’ADAMI
Avec l’aide à la création de la région Ile de France

Presse

"Tiens, revoilà « Cyrano » ! Un « Cyrano » plein de fougue et d’entrain, porté par une jeune troupe dont on sent qu’elle a pris un plaisir fou à le réinventer, à le jouer comme si c’était la première fois […]. Plein d’allant, de fantaisie, affublé d’un nez parfait, épatant Cyrano, Eddie Chignara ne tire pas la couverture à lui mais entraîne la (nombreuse) troupe (ils sont onze sur scène !), dont il est le doyen, et se laisse entrainer par elle : c’est un festival de mimiques et de trouvailles, et de vives chorégraphies."

Le Canard Enchainé, J-L. P., 2018

 

"Comme le décor mobile, les jeunes interprètes, dont une révélation avec David Guez remarquable tant en emphatique tragédien que truculent rôtisseur-pâtissier, encadrés par Lazare Herson-Macarel qui démontre ses talents de directeur de troupe, virevoltent d'une scène à l'autre entraînés dans un mouvement perpétuel qui ne cesse qu'avec l'intervention du fameux Cyrano. Celui-ci est efficacement campé par Eddie Chignara, comédien aguerri dont est connu la maîtrise de la démesure, qui s'empare du personnage avec une éloquente sobriété en évitant tant le surjeu victimaire que la tentation du numéro d'acteur. Et c'est un régal."

Froggy's delight, M.M., novembre-décembre 2018

"L’intention festive explose sur le plateau avec cette troupe de jeunes comédiens. Pleins d’une énergie débordante, les dix acteurs investissent leurs personnages avec une ardeur touchante ; ils font plier l’alexandrin au rythme de l’expression de leurs sentiments et de leurs actions, au risque d’en faire trop dans l’exaltation du mélange des registres."

La Terrasse, Marie-Emmanuelle Galfré, novembre 2017

Représentations

Espace Mitterrand, Figeac
  • mardi 23 juillet 20h30
  • mercredi 24 juillet 21h00
Tarifs

Tarif pleinTarif réduit-découverteTarif passionTarif jeune
série 1 23191610
série 2 1613116

Abonnement découverte : 4 spectacles minimum au tarif découverte/réduit.
Abonnement passion : 8 spectacles minimum au tarif passion.
Tarif réduit-découverte : groupes à partir de 10 personnes, comités d’entreprise, détenteurs de la carte Pass Grand Cahors pour les représentations sur Cahors et Grand Cahors uniquement, abonnés découverte.
Tarif passion : demandeurs d’emploi (sur présentation d’un justificatif), abonnés passion
Tarif jeune : moins de 18 ans, étudiants de moins de 25 ans.

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