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R (Remplacer) Collectif Moebius

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R (Remplacer)
R est une agence. R met à votre service des comédiens pour vous consoler de l'absence de vos proches. Quels que soient vos besoins, ils ferons en sorte de les combler.  

R est une agence. R met à votre service des comédiens pour vous consoler de l’absence de vos proches, et être, un moment, celui ou celle qui vous manque.

Mettez en scène votre douleur pour mieux la vaincre, R vous fournira le meilleur casting.

MŒBIUS est un collectif d'acteurs issus du conservatoire de Montpellier (ENSAD). Sous la direction de Sophie Lequenne et accompagnés par l'auteure Marion Pellissier, ils écrivent ensemble une fable ludique et inquiétante sur le manque, la désincarnation de l'individu, les faux-semblants: un simulacre d’affection.

R (Remplacer) joue sur la frontière ténue qu'il y a entre le rire et les larmes, entre la moquerie joyeuse et la gêne sinistre, entre le familier et l'impensable. Ce spectacle va jusqu'à imaginer un avenir où l'on fait commerce des états d'âmes et où les acteurs sont les meilleurs vendeurs.

Note de la metteuse en scène - Sophie Lequenne

Un simulacre d'affection

R loue ses services à des gens ayant perdu un proche suite à un départ, une rupture, un abandon, un décès... Des gens dans l’incapacité d’affronter le vide laissé, d’accepter l’abandon, le silence, une  fin, un raté. Face aux normes qui exigent son adaptation, le client produit une mascarade qui vise à le rassurer. Il jette un voile sur son extrême vulnérabilité, sur la nudité de son existence, sur son dépouillement, sur son manque à être et cache les manques dont la révélation serait trop douloureuse. Le simulacre procède du déni d’une réalité perçue comme insupportable et douloureuse, l’issue de secours à un monde inadapté que l’on ne peut ou ne veut pas se résoudre à haïr ou aimer.
Les agents de R ne jugent pas leurs clients, ils utilisent tout leur savoir-faire pour incarner au mieux l’être à remplacer. Ce sont des hommes et des femmes, qui moyennant salaire, remplacent ces personnes absentes afin de combler un manque affectif. Ils adoptent leurs vêtements, leurs attitudes, leur langage et s’introduisent dans le quotidien dépeuplé de leurs proches pour une mission précise et une durée déterminée. Ils se substituent de foyer en foyer en attendant qu’un nouveau rôle se libère. Ici, la perte et le manque sont des marchandises comme une autre. Mais si l’argent motive ces acteurs, ce travail répond aussi à un besoin plus intime. Les employés de R profitent parfois de la détresse de leurs clients pour combler leurs propres frustrations.
Nous verrons par exemple comment Nina, le meilleur élément de l’agence, va petit à petit perdre pied.
A force de jouer, l’empathie naît mais elle n’est pas forcément réciproque. Elle voudra mettre  fin à la supercherie sociale. Louis, quant à lui, à force d’endosser de nombreuses identités,  finira par confondre jeu et réalité.
L’idée de R est née de l’envie de parler de la difficulté de réparer nos blessures dans un monde qui semble déshumanisé, émotionnellement bridé par un système qui se veut idéal. De dépeindre avec un ton ni grave ni bien pensant, le dégoût, l’absurdité, l’absence de morale. Pour savoir vivre ensemble, il faut jouer le jeu de l’ordre social et tenir son rôle, dans l’hypocrisie des bons sentiments. La comédie est perpétuelle mais pas satisfaisante. Dans un monde où tout est transformé en marchandise, un monde où les personnes singulières s’effacent au profit d’individus interchangeables, l’esprit du capitalisme favorise les idéaux de l’apparence et de la tromperie. L’artificialité  tient lieu de réel. Tu peux te raconter une vie meilleure mais pas aimer du vide. Une reproduction de la vie sera toujours meilleure que l’absence.
Pour vivre dans la société d’aujourd’hui, on est forcé à quelque niveau que ce soit, de se prostituer d’une manière ou d’une autre. R est la version extrême de ce comportement.
Cette pièce est une fable sur le manque, la solitude, l’identité, la désincarnation de l’individu, les faux- semblants. Elle dresse le tableau d’un désert affectif que rien ne peut combler. Mais elle est aussi une sorte de documentaire décalé sur la condition étrange et folle du métier de comédien. Elle va jusqu’à imaginer un avenir où l’on fait commerce des états d’âmes et où les acteurs sont les meilleurs vendeurs.

La compagnie MOEBIUS

Nous sommes un collectif d’acteurs issu du Conservatoire de Montpellier. Entre 2005 et 2008, nous sommes notamment formés par Ariel Garcia-Valdès, Claude Dégliame, Cyril Teste, Michel Fau, André Wilms, Vincent Macaigne, Serge Merlin et Yves Ferry.
Nous ne cherchons pas à nous construire autour d’une forme ou d’un propos unique. Nous concevons le théâtre comme une recherche, travaillant autour de trois axes : la tragédie, l’héritage et notre génération ; avec pour  fil rouge l’écriture collective de nos spectacles.
Le collectif est pour nous une revendication. Il permet de créer un espace structuré de liberté et de création, chaque membre contribuant à son édification en apportant sa sensibilité, son imaginaire et ses connaissances.
Parallèlement aux projets collectifs, nous créons des « projets satellites », plus personnels, portés par un membre de la compagnie. Ils sont pour nous un espace indispensable. Nous envisageons notre compagnie comme un lieu de recherche constante et protéiforme.

Distribution

Presse

Ce théâtre donne le vertige, nous perd dans les méandres des situations et ouvre les consciences comme des boîtes vides, à remplir de réalité : on meurt au pied d’images factices... Un antidote au délire des progrès toujours à venir et en tous genres.

Le Clou dans la Planche - 26 nov.2017

Représentations

Espace Mitterrand, Figeac
  • mercredi 01 août 21h30
Tarifs

Tarif C
Tarif pleinTarif réduit-découverteTarif passionTarif jeune
série unique 1916136

Formule découverte : de 4 à 7 spectacles par personne
Formule passion : à partir de 8 spectacles par personne
Tarif réduit : demandeur d’emploi, groupe à partir de 10 personnes
Tarif jeune : moins de 18 ans, étudiant de moins de 25 ans

Archives

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