Festival de Théâtre : du 22 juillet au 04 août 2017 à Figeac

Avant-goût de la programmation 2017

Artiste associé : Benjamin Moreau

Création en juillet 2017 Festival de Théâtre de Figeac
La Danse de mort

August Strindberg, mise en scène et scénographie Benjamin Moreau
avec Christiane Millet, Gilles Arbona, Jean-Philippe Salério
Production – Scène Conventionnée Théâtre et Théâtre Musical – Figeac / Saint-Céré
Coproduction : MC2 Grenoble

La Danse de mort est une pièce de théâtre en deux volets écrite en 1900. Elle se situe à la charnière entre deux périodes de l’œuvre de Strindberg, se détachant du naturalisme dont elle est issue pour entrer dans le symbolisme qu’elle préfigure.

Dans une forteresse isolée, sur une île isolée, Alice et le Capitaine vivent en tête à tête, rejetés et méprisants du reste de l’humanité, se haïssant mutuellement, et sans doute ne s’aimant pas eux-mêmes. La pièce commence comme un morceau de théâtre absurde et nous montre deux personnages qui cherchent à meubler l’ennui en l’embellissant de querelles et de jeux triviaux. L’événement provient de l’extérieur en la personne de Kurt. Cousin d’Alice, ancien ami du Capitaine. Animé de bonnes intentions, il n’avait jamais imaginé la déchéance qui les guetterait à l’issue de cette union. Progressivement il va découvrir la réalité de leur vie sur cette île et cherche à comprendre les raisons qui ont conduit Alice et le Capitaine, de l’amour à la haine.

Cette danse a un rythme lancinant et électrique. Tout pourrait se produire, mais rien n’arrive jamais, Strindberg laisse ainsi aller ces personnages sur une planche savonnée, vers la mort.
Rien n’arrive, rien ne délivre, et c’est un drame. C’est bien là l’essentiel du drame.
Rien n’éclatera, et rien ne nous surprendra. C’est l’agitation d’un couple attendant la mort, épuisant leurs nerfs et leur sang dans des éclats. Ils ne peuvent que s’agiter et attendre, lassés par l’attente même, de plus en plus désespérés et grotesques. La haine conservant leur vitalité intacte. Tout cela pourrait durer des siècles, et c’est ce sentiment d’angoisse que cette Danse de mort nous fait saisir.

Michel Fau/ Zabou Breitman

Création en juillet 2017 Festival de Théâtre de Figeac

Les nuits, Lecture-Concert

poèmes Les Nuits d’Alfred de Musset, musique de Chopin
avec Zabou Breitman et Michel Fau
et Gaspard Thomas au piano
Production – Scène Conventionnée Théâtre et Théâtre Musical – Figeac / Saint-Céré

Artiste/auteur invité : Pierre Notte

Sur les cendres en avant…

Comédie musicale de Pierre Notte, texte, musique et mise en scène Pierre Notte
avec Juliette Coulon, Blanche Leleu, Chloé Olivères, Elsa Rozenknop, panio Donia Berriri, voix Nicole Croisille
Production Compagnie Les gens qui tombent, coproduction Théâtre du Rond-Point, DSN Dieppe – Scène nationale, Le Prisme – Centre de développement artistique / Saint-Quentin-en-Yvelines,  avec le soutien de la communauté d’agglomération – Saint Quentin en Yvelines, de la résidence deux îles / Montbazon, du théâtre Jean Arp – scène conventionnée de Clamart, de l’Adami et de la Spedidam

La pièce raconte le rapprochement possible de plusieurs solitudes égarées sur leurs désastres respectifs lors d’une traversée des registres, opéra, music-hall, jazz, opérette.
Il s’agit d’évoquer ici, en chansons, le besoin de fonder sa « tribu », de se créer une famille, de la recomposer, le besoin et la nécessité d’accepter son voisin, sa voisine, l’autre. La pièce raconte la métamorphose en héros ordinaires de quelques figures extraordinairement calamiteuses. Figures rendues extraordinaires par le chant, la poésie, la musique, malgré un langage quotidien, des mots ordinaires. La musique enjolive la situation. Et tout s’achemine vers la survie et le salut. Tout le monde peu à peu sort du désastre pour accepter de s’accomplir enfin, sous un toit qui doucement et par bribes s’effondre. Place aux chansons, au mouvement dansé, aux corps en fête.
Pierre Notte

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